La voix de Pierron rocailleuse
et tendre, chaude et fraternelle, si claire et si juste, porte les paroles
mélancoliques et joyeuses des écrivains qu'il aime. Ses
mélodies rêveuses flottent comme un petit nuage clair sur
un marigot de tumulte et de vulgarité.
Infatigable arpenteur de sentiers de traverse, Gérard Pierron
se fout comme d'une guigne des modes et de l'audimat.
Seule compte cette intimité rare entre l'artiste et son public,
sous l'aile bienveillante de la poésie. Voilà pourquoi
il n'a pas de fans ; il n'a que des amis.
Marc Dejean
Ouest France
14 déc 2000